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  • Photo du rédacteurDorothée de Collasson

Joyeux anniversaire !

Dernière mise à jour : 15 mars 2023

Ce mois ci, c’est l’anniversaire d’un an de la création de mon statut d’auto entrepreneuse en France. Une belle aventure, riches en apprentissages, que je dois certainement en partie à un marché du travail en France plus difficilement pénétrable qu’au Québec.


Voici quelques apprentissages que j’en retire :



Je contribue à ma manière aux causes qui me tiennent à coeur.



Prendre confiance en mon savoir faire et en ma plus-value, trouver ma place et me sentir légitime et utile : moi qui ai profondément besoin de sentir que ce que je fais dans la vie à un sens, me mobiliser, m’engager, je comprends mieux aujourd’hui que la facilitation graphique, c' est pas juste joli, ou ludique ça a un rôle franchement nécessaire qui est de vulgariser ou rendre accessibles des contenus, des informations auxquelles il est essentiel que beaucoup de monde ait accès, en particulier sur des thématiques telles que la transition écologique, les inégalités sociales, ou encore la biodiversité.



J’assume toutes ma pile de casquettes comme un seul couvre-chef bien unique.


Cette expérience m’a conduite à trouver un liant lorsque j’ai décidé d’officialiser et de rassembler sous une bannière les différentes expertises que j’ai développées.


Devenir auto-entrepreneuse m’a poussée à assumer les différentes facettes plus ou moins créatives comme un tout. Dorothée, ou DO2CO, c’est ça + ça + ça + ça. Comme en permaculture, je me nourris de mon écosystème, et les expertises que j’y cultive se nourrissent et se solidifient entre elles. Quand j’ai mon chapeau de facilitatrice graphique, ma capacité à animer des groupes n’est jamais loin. Quand je dessine, je m’inspire de ma pratique artistique autant que de mes connaissances sur les sujets abordés.



J’apprends en continu.

Quelle magnifique planque… Oui, j’ose le dire. La facilitation graphique en particulier, c’est le petit trou de souris par lequel je me faufile dans un tas d’événements, conférences, colloques, documents, réunions, bilans, rapports de recherche.


Derrière mes feutres, dans le fond de la salle ou derrière mon écran, j’absorbe des contenus parfois familiers, parfois complètement nouveaux. Pour les dessiner, je dois les maîtriser un minimum. Les comprendre. Les analyser, pour les traduire. Je remercie chaque partenaire / client.e avec lesquels j’ai collaboré car mon encyclopédie est grâce à eux de plus en plus fournie. Je me spécialise sur les thématiques qui m’interpellent le plus, et ça crée un beau cercle vertueux : on me contacte parce que je connais un peu ce sujet la, etc. Et puis grâce aux différentes missions, voilà que je décortique un même sujet sous plein d’angles différents, et je développe une connaissance transversale. À 8h, je dessine les mesures de préservation de la biodiversité à l’échelle d’un quartier Montréalais, à 10h, je dessine l’impact des activités économiques sur la faune locale en Afrique, à 14h, je dessine la liste des causes de disparition des hirondelles en France, à 16h, les mesures de renaturation des zones rurales d’Ile de France.


Je rencontre du monde formidable

Rencontrer des communautés, découvrir de nouveaux milieux, en voilà un bel apprentissage et une belle récompense de caméléon. ONG, agence publique en coopération internationale, associations de quartier, entreprises privées, universités, et groupes de chercheur.euse.s… voilà un beau bassin d’acteur.ice.s du changement avec lesquels j’ai pu échanger cette année.


Quant à la communauté des pairs, je trouve un bel écho, avec “des gens qui pensent comme moi : en dessin”. En facilitation graphique par exemple, je trouve une communauté solidaire, qui s’entraide plutôt que de jouer des coudes. Des praticiens qui oeuvrent à faire reconnaitre et professionnaliser leur domaine, sans se marcher sur les pieds.


J’assume mon élasticité géographique.

C’est vrai, fiscalement c est un peu la galère. mais pourquoi choisir ? j’ai des clients et collaborateurs formidable dans chacun de ces pays, j’apprends beaucoup, et mieux encore, je transporte les façons de faire d,un pays à l’autre, En plus je peux travailler à distance. J’ai d’ailleurs écrit tout un article sur ce sujet, que vous retrouverez ici.



Je me professionnalise.

Beaucoup de gestion administrative, mais pas pour un rien. L’administration française est complexe parce qu’elle est plus solide qu’on ne le croit. Elle est structurée et structurante, et m’a poussée à me structurer moi, à me professionnaliser : L’apprentissage de la négociation, de la facturation, des formations aux droits d’auteur…. L’auto gestion, ça a du bon, même si ça oblige à se discipliner un peu.



Devenir auto-entrepreneuse à temps plein, ça m’a aussi permis de…

  • M’impliquer auprès de projets émergents, portés par des ami.e.s inspirant.e.s (La Contrée)

  • Donner du temps bénévole, même quelques heures, pour des initiatives locales qui valent la peine qu’on les encouragent (le Hérisson Social Club, les Petites Cantines)

  • Nourrir ma créativité, notamment en réalisant mon rêve de peindre des fresques murales, que je compte aujourd'hui parmi les services professionnels que j’offre.

  • Écouter mes envies, ralentir le rythme.

  • Me plonger dans des bandes dessinées ou romans graphiques, qui nourrissent ma pratique de traductrice visuelle, en vulgarisant par les images des concepts clés, que chacun.e devraient pourvoir comprendre (l’économie, la lutte pour l’égalité des genre, les changements climatiques…)... et commencer moi même à écrire une bande dessinée.

  • Redécouvrir la France, parfois malgré moi en solitaire, à travers des régions que je ne connaissais pas, et par le même coup, fait 300km à vélo entre Bordeaux et Toulouse, et appris à conduire un camion pour faire le tour de la Bretagne.

  • Reconnaitre quelques plantes, et les cuisiner, en consacrant du temps à quelque chose qui piquait ma curiosité. Bon, pour la recette de brownie chocolat blanc ortie, il faut encore un peu de travail…

  • Organiser un chantier participatif dans la maison de famille

  • Apprendre à concevoir des sites internets, et dompter certains logiciels dont le seul nom me faisait peur

  • Passer du temps dans la nature, et avec ma famille

  • Accoucher de deux projets professionnels qui me tenaient à coeur, même si aujourd'hui, l'un d'eux (Les Échappées Bulles) est en pause.


Pour conclure, voici quelques questions que je me pose souvent : Comment je nourris ma créativité aujourd'hui? À quoi ressemble l'équilibre entre mes projets personnels et professionnels aujourd'hui? Est ce que je fais dans mon quotidien m'épanouit? Est ce que ça me donne de l'énergie ?


Et vous?


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