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  • Photo du rédacteurDorothée de Collasson

Les dix commandements d'un brise glace qui se respecte



Le brise-glace (ou “ice breaker”) est devenu un incontournable dans bien des réunions. Utilisé pour (re)dynamiser un groupe après le déjeuner, pour créer du lien au sein d’une équipe, pour créer des sous-groupes, pour apprendre à se connaitre, ou encore prendre le pouls d’une assemblée, ses fonctions sont multiples. Le brise-glace c’est un moment qui permet de jouer, de sortir des règles ou des conventions attendues pour un événement, de changer le rythme, de créer une expérience qui marquera les esprits.


Voici quelques règles que j’applique lorsque j’en mobilise :


1-“L’objectif en amont tu détermineras”

Ça parait évident, mais autant le rappeler : qu’est ce qu’on cherche à obtenir du groupe ? Une ambiance détendue ? Une complicité? Un travail d’équipe? de l’énergie ? Le moment de la journée est également important : on se réveille le matin (plus ou moins en douceur) ou après le repas, on souffle un coup après une grosse session de travail, on relâche les tensions après une conversation animée…



2- “La bonne durée tu choisiras”.


Trop long, il empiète sur les objectifs de la journée, c’est facile de se laisser embarquer. Trop court, on bouscule souvent un peu les participant.e.s, qui n’ont pas le temps de digérer les consignes et de vivre pleinement le moment. Personnellement, je privilégie une durée de 15 minutes. Et je surveille ma montre.



3- “Le degré de familiarité entre les participant.e.s tu considèreras”


Raconter sa plus grande honte devant son/sa responsable, ça peut devenir très gênant. On cherche plutôt à détendre l’atmosphère et mettre tout le monde à l’aise.



4- "Le nombre de participant.e.s tu évalueras"


“Chaque personne va partager au groupe deux anecdotes vraies, et une fausse…” Voilà qui semble amusant… sauf quand on est 200 dans la salle! Un grand groupe invite davantage à constituer des sous groupes, ou bien des duos. Ou alors, il invite à un rythme plus rapide. Évaluer l’espace (virtuel, spacieux, réduit) s’avère également bien utile.


5- “ Des consignes claires et faciles à intégrer tu communiqueras”


Pas trop d’étapes, pas trop d’ambition, sinon, vous risquez de ne pas atteindre l’objectif que vous souhaitiez atteindre… et de vous décrédibiliser.





6- "Aucune participation tu ne forceras"


Un brise-glace, derrière son aspect ludique, peut faire vivre un enfer à certaines personnes. Notre société est composée d’un ensemble de fonctionnements cognitifs différentes (ce qui compose la neurodiversité). On peut présumer que dans chaque groupe, on a possiblement un échantillon de cette neuro diversité. Certain.e.s peuvent être très challengé.e.s voire mal à l’aise dans une activité qui implique du contact physique, de l’improvisation, de la réactivité, ou encore le partage d’émotions, ou d’informations personnelles. Participer peut se faire de plusieurs façons, même en observant. On ne stigmatise pas.



7- "Jamais bien loin tu ne seras"


Le travail du facilitateur ou de la facilitatrice ne s’arrête pas à délivrer les consignes et attendre que la magie opère. Telle l’abeille qui va de fleur en fleur, la facilitatrice va de groupe en groupe, pour s’assurer de la progression, elle rappelle les consignes, participe à l’activité (parfois la lance, pour briser la glace du brise-glace!!), modère, relance les discussions, allonge ou raccourcit le temps.


8- "La fiction ou l’anonymat au besoin tu mobiliseras"

Parfois, distribuer des rôles, ou rendre les réponses anonymes permet de décomplexer les participant.e.s à l’atelier. Voilà.



9- "Des alternatives dans ta poche tu auras"

Imaginez qu’une personne du groupe soit non voyante, mal entendante, ou à mobilité réduite. Imaginez qu’une personne ne sache pas lire. Que l’espace dans lequel vous aviez prévu l’atelier change à la dernière minute ! Rendre l’activité inclusive, c’est anticiper des façons de contourner ces petits imprévus, ou de les considérer systématiquement comme possibles.



10- "Un temps de retour tu prévoiras"


Prévoir un rapide retour, même de quelques minutes, permet de renforcer l’expérience, de favoriser l’appropriation des apprentissages qui en ressortent, ou encore de faire une transition vers le contenu de la journée. Voici quelques questions qui peuvent animer ce retour : Est ce qu’un des groupes souhaite partager ce qui s’est passé dans son groupe ? Quels ont été les dynamiques ? A votre avis, quel était l’objectif de cet exercice? Le lien avec ce pourquoi nous sommes la aujourd’hui?



Oui mais… tu n’aurais pas un ou deux exemples de brise-glace ?

MAIS TOUT À FAIT. je prépare justement un un petit article de blog avec 10 brises glace que j’aime mobiliser. On va parler de sel et de poivre, de cartes postales, de cheveux, de fruits, de saumon, ou de marshmallow, tu ne veux pas rater ça crois moi! Reste à l’écoute !


Mais en attendant…


En voici un que que j’affectionne. C’est un brise glace en douceur… et en musique.


Chaque personne est invitée à prendre un moment pour réfléchir à une musique qu’elle souhaite partager à un autre participant. Il m’arrive de suggérer une musique qui reflète notre humeur du jour, ou une musique qui nous . Chaque participant inscrit la chanson sur un papier, qu’on rassemble dans un chapeau. Après avoir mélangé le tout, on invite chaque personne à piocher dans le chapeau, et repartir avec une recommandation.


L’objectif ?

Inviter chacun à un petit scan, mais aussi à offrir une recommandation culturelle, un petit cadeau avec lequel on repart.


Le moment parfait ?

Ce brise glace se faufile bien partout dans la journée : en début de journée pour un arrivage en douceur, à la fin pour une petite digestion avant le départ, après le déjeuner pour ramener le groupe, à la pause café…

Ce que j’apprécie avec ce brise glace?

Si l’exercice est fait en début de journée, j’aime au fil de la journée y faire un petit écho, ce qui permet de donner une pause. Par exemple, sonder le groupe en demandant : Y a il une personne qui aimerait partager la chanson qu’elle a reçu? ou bien quelqu’un pense il que sa chanson serait appropriée pour une petite pause musicale? On fait bien sur jouer ensuite la chanson, ou un extrait. Les participant.e.s peuvent pendant ce temps la marcher dans l’espace, ou se mettre dans une position confortable.


Quelques alternatives :
  • on peut recommander autre chose qu’une musique : un livre, une exposition, un film, un remède contre l’hiver, une recette de soupe…

  • dans un petit groupe, on peut proposer que la musique soit partagée pour son voisin de droite. On peut donc orienter la recommandation pour cette personne spécifiquement (ce qu’elle nous évoque, si on la connait…)


Et pour retrouver ce que je propose en animation et médiation, c'est par ici...





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